lundi 20 août 2007

Le millésime 2007 n'aura pas lieu (OK, si, mais il sera mauvais)

Je m'inquiète pour le millésime 2007. De retour à Paris sous un ciel gris et lourd avec une pluie et des températures frôlant - au grand maximum - les 13, 14 degrés, je vois mes chers Sancerre, Chablis et autres blancs et rouges de nos zones septentrionales glisser dans une aqueusité de mauvais aloi... Hélas pour les petits bébés nés dans ces temps funestes (pour le vin qui fêtera un jour leur année de naissance, je veux dire).

Entre-temps, je me console avec de pétulants exemples de millésimes plus amènes :

Bourgogne Chitry 2005 - Alice & Olivier de Moor : Voici une délicieuse découverte, qui n'était aucunement marqué par la rusticité ou le côté trop minéral ou acide des blancs « mineurs » du chablisien. Un vrai petit joyau de bourgogne blanc avec un bon supplément de gras.

Pommard "La Chanière" 2002 - Catherine & Claude Maréchal : Parfait, parfait, parfait de harmonie et de classicisme pommardien. Nous l'avons dégusté pendant un déjeuner en terrasse sous le soleil normand, accompagné de brochettes de bœuf et d'agneau ; j'avoue que nous l'avons jalousement gardé de notre côté de la table, laissant un médoc ou autre trôner bien au loin, pour les autres !...

vendredi 3 août 2007

D'appellation en appellation

Ces derniers temps ont été des plus hétéroclites, vineusement parlant. J'ai passé de la Côte de Beaune dans le plus profond du Minervois, ai rebondi du côté de Saint-Emilion afin de gambader un peu dans les champs du Gaillac, puis de faire un ricochet aux alentours des Fiefs Vendéens, pour ensuite prendre le TGV, direction Reims...

Des vins mémorables, parmi d'autres :

J. Rateau Hautes Côtes de Beaune 2005 - Ouah, un blanc bien rond et gras, sans excédent de bois, qui m'a énormément plu.

Cadet-Bon Saint-Emilion Grand Cru 1999 - Mûr mais plein de fruit, assez élégant; très typé bordeaux rive droite; pas immensément complexe, mais bien bâti et pur.

Dugat-Py Bourgogne Rouge 2004 - Puissant pour un simple bourgogne; plein de matière, mais avec un côté un peu bourbeux, de sang caillé; cela m'a finalement laissé un drôle de goût sur le palais.

Domaine Saint-Nicolas Fiefs Vendéens "Brem" 2005 - oui, oui, oui, je suis revenue vers ce péché mignon. Hou-là, un gras plaisir.

Domaine la Lorentine Lirac 2003 - Confit. Pruneaux, raisins secs, et lourd de ses 14,5 degrés d'alcool. Indigeste.

Duval-Leroy "Fleur de Champagne" NM - classieux, ce champagne, très droit et pur, avec un dosage sûr et discret et de jolies notes de fleurs blanches et une bonne acidité.

Et bien d'autres encor'...