vendredi 21 décembre 2007

Je préfère le vin d'ici...

Hier Arnaud m'a dit en cliquant sur ce blog : « Tu devrais parler de la sex tape de Laure Manaudou, tout le monde en parle en ce moment sur internet... »

Je l'ai regardé. « Oui, mais... c'est un blog sur le vin... Tu penses que je vis dans la Capitale de la France à cause de Paris Hilton ? »

« Elle fait des pubs pour le Prosecco...
— Eh, ça suffit ! »

Mais avait-il raison ? On ne saurait dire.

Dans le doute, je me mettrai sur la pointe brûlante de l'actualité. Voyons, hier, vers 18h30, j'ai acheté une bouteille de vin chez le caviste local (en l'occurrence les Caves du Panthéon) et pas plus d'une heure et demie plus tard, ma foi, on l'a ouverte et on l'a bue !

Michel Lafarge Bourgogne passetoutgrain "L'Exception" 2004 - Il faut avouer que j'étais très curieuse quand j'ai vu le mot "passetoutgrain" sur une bouteille de vin blanc. J'ai posé la question à la caviste. Oh, il y a de l'aligoté dedans aussi, avec le chardonnay ; c'est tout. Mais ma curiosité demeurait, donc j'ai pris ladite bouteille.

Le vin était un peu gras, mais avec un côté ananas et une pointe d'agrumes. Délicieux tout seul, il s'est un peu effacé face aux saint-jacques à la bretonne que j'ai préparées pour le dîner.

Ce qui m'a fait réfléchir sur l'interaction que le vin peut avoir avec la nourriture - et vice versa. Je vais faire quelques petits tests à ce propos. Dans mon souvenir, un vin n'a jamais été vraiment sublimé par un plat. Peut-être que mes accords ne sont pas au point ?

Noël approche et avec les agapes à venir, il me semble que j'aurai l'occasion de faire quelques expériences...

samedi 15 décembre 2007

Aller-retour

On dit que les goûts évoluent. Je suis d'accord, mais je prends plaisir aussi à revenir en arrière - ou bien, à revenir aux sources, en quelque sorte. Ce jardin de la France qui fait des « vins d'intellectuels », dixit Jules Romains : la Touraine.

Hier j'avais l'idée de faire des escalopes de foie gras frais avec une petite salade de mâche pour un dîner léger d'avant les fêtes. Et avec cela d'ouvrir un vin du Sud-Ouest. Justement, la veille je m'étais rendue dans le XVe arrondissement pour acheter le Cahors du Château de Gaudou que mon pote Michel importe aux Etats-Unis et qu'il m'avait conseillé, puisque je lui avais dit que que je suis curieuse de goûter ces monstres (de par leur étrangeté, leur terroir inconnu, sans parler du cépage malbec, qui n'a rien à voir, je pense, avec le côt ligérien que je connais un peu)...

Il m'a conseillé de l'ouvrir deux heures à l'avance. Ce que je fis hier a 18h30 environ. Et ai versé une goutte pour voir ce qu'il en était dès le début. Hélas ! Ce qu'il en était... le vin était bouchonné.

Donc, deux heures plus tard, alors que le grésillement et l'odeur enivrante du foie gras remplissait la cuisine (et le couloir, la cuisine n'est pas bien grande), j'ai tiré le bouchon d'un Château Yvonne Saumur-Champigny 2004.

Oh, oui !

Voici un cabernet franc qui est à la fois naturel (c'est-à-dire que le vigneron n'a pas joué la carte de la surextraction pour faire une cuvée plus prestigieuse) mais en même temps d'une complexité qui laisse absolument admirative. C'est la troisième fois que je goûte ce vin sur ce millésime et à chaque reprise, il me re-surprend et il me re-plaît.

Mais je me suis levée ce matin avec des lèvres bleuâtres !

jeudi 6 décembre 2007

Le vin coule plus librement que l'encre...

Je n'ai pas posté depuis trois semaines... Ce n'est pas faute de boire ; plutôt faute de temps ! Comme c'est frustrant.

J'ai pu faire des dégustations mirifiques, dont un Grand Tasting parisien où je fus bluffée par un simple bourgogne blanc vieilles vignes 2001 du Château de la Tour (remarquez, leur Clos de Vougeot n'est pas mal non plus...), un marathon champagnesque où le Krug a fini par décrocher toutes mes sympathies, sans parler d'un somptueux Bollinger Grande Année 1999, et ensuite (eh oui !) un dîner de l'Académie des vins anciens, sous l'égide du bienveillant et très verveux François Audouze, où, ma foi, un Pommard 1923 (producteur inconnu) a séduit mon palais et mon âme.

Hier dans la nuit, j'ai rêvé d'Anselme Selosse. Et ce qui est chouette, c'est que samedi je vais pouvoir regoûter ses vins, lors d'une... oui, une nouvelle dégustation.

A suivre...

P.-S. J'ai parlé à la radio hier matin ! et Alexandre Boussageon a fait un topo génialissime sur ce blog.